Deux termes, souvent confondus
Assistez à n'importe quel comité exécutif discutant du numérique et des ESG, et vous entendrez les mêmes deux expressions utilisées de manière interchangeable : l'IT durable (Sustainability IT) et l'IT pour la durabilité (IT for Sustainability). Ce ne sont pas la même chose, et les confondre est l'une des principales raisons pour lesquelles les programmes d'IT durable stagnent.
IT durable : rendre l'IT elle-même durable
L'IT durable, parfois appelée Sustainable IT ou Green IT, consiste à réduire l'empreinte environnementale de la fonction IT elle-même : les appareils, les centres de données, les réseaux, les logiciels et les pratiques qui les entourent.
- Prolonger la durée de vie des ordinateurs portables et des serveurs.
- Éco-concevoir des applications pour réduire les besoins en calcul et en stockage.
- Choisir des régions et des fournisseurs cloud à faible émission de carbone.
- Réduire les volumes de données et d'e-mails.
IT pour la durabilité : utiliser l'IT pour favoriser un changement plus large
L'IT pour la durabilité, parfois appelée Green by IT, consiste à utiliser la technologie numérique comme levier pour réduire l'impact environnemental de l'ensemble de l'entreprise : usines, logistique, bâtiments, produits.
- Capteurs et analyses pour optimiser la consommation d'énergie dans les bâtiments.
- Optimisation des itinéraires pour réduire les émissions de transport.
- Jumeaux numériques pour réduire le gaspillage de matériaux dans la fabrication.
- Plateformes de reporting ESG pour suivre et divulguer les progrès.
"L'IT durable nettoie votre propre maison. L'IT pour la durabilité aide le reste de l'entreprise à nettoyer la sienne."
Pourquoi les deux sont importants
Une organisation qui n'investit que dans l'IT pour la durabilité tout en ignorant sa propre empreinte numérique s'expose à un déficit de crédibilité. Celle qui ne se concentre que sur son empreinte IT manque l'opportunité bien plus grande de réduire les émissions dans le reste de l'entreprise.
L'approche mature consiste à traiter les deux comme des pistes complémentaires, avec une gouvernance partagée, des métriques partagées et une feuille de route unique pour l'IT durable.